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Biographie

Webert Sicot, (1934-1985 à Port-aux-Prince) est un musicien Haïtien, multi-instrumentiste et saxophoniste de génie. Il s’est frayé très tôt un chemin dans le music-hall Haïtien après avoir été formé avec son frère Raymond par l’un des plus célèbres musiciens de l’époque à Haïti: Augustin Bruno ( surnommé «le manchot des Casernes Dessalines» ).
Musicien dans l’âme, Wébert Sicot a, dès l’adolescence, fréquenté les musiciens les plus expérimentés tels que François Guignard. C’est celui-ci qui recommanda l’adolescent ainsi que son frère Raymond à Claudin Toussaint qui les embaucha afin de renforcer les rangs de son «Jazz Capois». C’est là que Wébert Sicot entama sa carrière de musicien professionnel.
Dés lors, Wébert Sicot ferra la navette entre le Jazz des Jeunes et L’orchestre Saieh avec lequel il enregistrera un disque.
Il se retrouve ensuite au sein du Conjunto international ( futur ENSEMBLE aux CALEBASSES ), sous la conduite de son ami Nemours Jean Baptiste avec le quel il créera le rythme compas et entrera plus tard en rivalité .
Fin 1955, il quitte l’Ensemble aux Calebasses pour l’Ensemble Cabane Choucoune avec lequel il enregistre sur le label  » La Belle Créole  » sous le nom de Wébert SICOT ans his Cabane Choucoune Ensemble.
Entre 1955 et 1956 Il joue au sein de l’Orchestre Citadelle et du CASINO INTERNATIONAL en tournée en Italie avec Joe TROUILLOT.
En 59, les frères Sicot fondent leur propre orchestre, La Flèche d’or, en recrutant quelques anciens membres du groupe LATINO (dont Gary FRENCH) et s’installent au Palladium de Bizoton.
Les frères Sicot cessent vite leur collaboration, et Sicot, à la tête de sa formation entre en concurrence avec les meilleures formations tel que le «Jazz des Jeunes» et «l’Ensemble Nemours Jean-Baptiste».
Une polémique né alors avec la bande à Nemours Jean-Baptiste au sujet du morceau “Sispan ‘n voye Tach”.
Pour se démarquer du style compas direct que maintenait Nemours Jean-Baptiste,
Sicot élabore alors une variante de la méringue haïtienne et du calypso , le « Cadence Rampas ».
En 1968, la mode ayant tourné ( avec la vague mini jazz ) et fuyant la dictature de Papa Doc, Webert Sicot s’installe à New-York où il continue à jouer pour un public de cabaret.
II en profite pour monter l’ Orchestre Le Jeune, avec la collaboration de vétérans comme Charles Delva et Duffont Mayala et avec les quels il réalise un disque instrumental .
Il revient en Haïti au milieu des années 1970 pour reformer son orchestre et reconquérir un public entiché d’une musique plus légère initiée par les mini-jazz. II participe à une tentative du groupe Zotobre de Serge Rosenthal qui ne fait pas long feu.
En 1977, il renoue avec l’ambiance du carnaval, histoire de prouver au public qu’il n’a rien perdu de sa verve.
Debout sur un char,II joue si éperdument qu’ il n’aperçoit pas la branche d’arbre qui, à l’angle des rues Mgr Guilloux et Oswald Durand, l’éjecte du char et l’envoie à l’hôpital.
Il réalisa deux ou trois oeuvres en solo (dont “Webert Sicot, The Greatest”) , fit dernier baroud d’honneur en commun avec son ami Nemours réconcilié
( “L’union”) et une collaboration remarquée au sein de l’Orchestre de la Radio Nationale, sous la conduite du maestro Raoul Guillaume.
Cardiaque, Sicot est mort en février 1985 en pleine ambiance carnavalesque.